L’Art d’aimer

Il n’est pas évident pour un film de comédie romantique de se démarquer au sein du paysage cinématographique français qui pullule de ce genre-là précisément. Comme je l’ai déjà dit, jusqu’à encore récemment plongé dans l’amour du cinéma de genre, je n’ai jamais daigné ouvrir une porte de cinéma pour y découvrir les quiproquos amoureux de mes contemporains. Le besoin de sortir de ma zone de confort culturel étant plus en plus fort, je décidais donc sur un coup de tête d’entamer l’année cinématographique 2012 par L’Art d’aimer.

Connaissant juste un long-métrage du réalisateur Emmanuel Mouret (Laissons Lucie faire), c’est donc pratiquement vierge que je découvris ce film se présentant comme une succession et un croisement de petites histoires sentimentales au fil du quotidien.L’Art d’aimer décline ainsi différentes manières de parler de l’amour, que ce soit par la séduction, l’infidélité, la recherche de soi à travers l’autre,etc. Voix-Off (aussi discrète que bien amenée), grandes compositions de la musique classique et petites maximes habillent ces amusants tableaux  servis par des acteurs chevronnés.

Le couple formé par François Cluzet et Frédérique Bel est pétillant, leur relation se déguste savoureusement et on sourit avec plaisir à ce petit jeu sur la dualité entre l’instinct et la réflexion. L’Art d’aimer possède ce charme littéraire qui fait la spécificité d’un certain cinéma français mais qui peut en rebuter certains. Dommage, car ils passeraient à côté de l’excellent sketch ou brillent Julie Depardieu, Judith Godrèche et Laurent Stocker. Une simple déclaration d’amour déclenche une série de quiproquos aussi drôles que sensuels qui donne la partie la plus ludique du film même si on peut regretter la clôture un peu abrupte.

Une douce poésie se dégage de cet ensemble qui contient également l’infidélité rêvée et accordée de deux couples, l’un naissant et l’autre vieillissant. On ressort de L’Art d’aimer avec l’envie de tomber amoureux  et de connaître à son tour tous les chemins, les déviations, les sens uniques et les demi-tours du plus beau de tous les sentiments.

(Vu au cinéma La Grenette à Bourg-en-Bresse)

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